8 choses que vous ignorez sur l’ignoble commerce de la fourrure

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1- Attention aux garnitures…

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la majorité de la production de fourrure animale est vendue dans les garnitures, les cols et les capuches. C’est pourquoi certains achètent de la fourrure sans le savoir…

2- Les étiquettes « menteuses »

Pour tromper le consommateur français, la composition du vêtement est souvent inscrite en anglais… Et les marques n’hésitent pas à mentir sur l’origine de l’animal, comme le confirme Isabelle Goetz, chargée de campagne au sein de l’association Peta, à Libération (09/11/2017) : « Par exemple, quand il est écrit "raton laveur", "racoon" ou "racoon dog", il s’agit généralement du chien viverrin, un canidé élevé et consommé en Chine. Il a été rebaptisé car les gens refuseraient d’acheter un vêtement avec de la fourrure de chien. »

3- Les étiquettes floues

En plus de mentir sur l’espèce animale, les étiquettes sont souvent énigmatiques. Du simple mot « fourrure » à l’abréviation « RAC », autant de nuances volontairement floues… De plus, une enquête de la chaîne télévisée anglaise Sky News montrait aussi que certaines marques vendaient de la vraie fourrure en la faisant passer... pour de la fausse !

4- Des mises à mort cruelles

Plus de 56 millions d’animaux sont élevés puis tués chaque année dans les élevages. Pour obtenir de « belles » fourrures, les éleveurs n’hésitent pas à utiliser des méthodes odieuses : en Finlande, une association révélait récemment le gavage forcé des renards. Et pour préserver le précieux pelage, les animaux sont tués de façon barbare. Gazage, électrocution anale, épilation à vif…
Les lapins angora vivent un calvaire car ils sont épilés à vif. © Capture d'écran enquête PETA

5- L’énigmatique astrakan

Un nom un peu énigmatique pour une réalité... sordide. L’astrakan est une fourrure fœtale, provenant d’un agneau tué dans le ventre de sa mère juste avant sa naissance. Pas très glamour, n’est-ce pas ?

6- Des lapins « 2-en-1 »

En France, il existe plusieurs élevages de lapins de race Orylag. Une espèce créée de toute pièce par l’INRA pour obtenir un lapin au pelage doux et à la chair bonne à consommer. « Ils sont issus d’une manipulation génétique financée par la Recherche, et donc par l’Etat français », pointe Arnauld Lhomme, enquêteur à la Fondation 30 Millions d’Amis. Leurs peaux sont revendues pour constituer des manteaux ou des peluches !

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7- L’angora : l’envers du décor lui, n’est pas doux

90 % de la production d’angora vient de Chine. Là-bas, comme en France, les femelles lapines sont épilées à vif plusieurs fois par an, attachées à une table. Elles vivent dans des clapiers minuscules et sont laissées avec des plaies béantes occasionnées par l’arrachage des poils. « Les mâles, moins fournis en poils, finissent en pâté ou au bûcher », précise une responsable d’association de protection animale, au quotidien Libération.

8- La fourrure n’est pas naturelle…

A ceux qui pensent que la fourrure est une matière naturelle, ils doivent savoir que « les garnitures en fourrure contiennent souvent du formaldéhyde et des éthoxylates qui peuvent causer des allergies, des déséquilibres hormonaux ainsi que certains cancers », avertit l’association belge GAIA. De plus, l’empreinte carbone de la fourrure est 28 fois supérieure à celle du polyester à cause de l’alimentation donnée aux animaux et des émissions provenant de leurs déjections.
 
La Fondation 30 Millions d’Amis lutte contre l’odieux commerce de la fourrure depuis de nombreuses années. Sa pétition pour la fermeture des fermes à fourrure en Europe et en faveur d'un étiquetage détaillé pour tous les produits en fourrure importés (précisant le nom scientifique et vulgarisé des espèces animales, le pays d'élevage, la méthode de mise à mort) totalise déjà près de 262 000 signataires. Vous aussi, signez notre pétition !

Pour la fermeture des fermes à fourrure en Europe >>

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